Strandbeests, The New Generation (Conférence-Rencontre)

  • conférence

Theo Jansen

Pays-Bas

  • Artistes internationaux

CONFÉRENCE/RENCONTRE

DIM 2 OCT
AUDITORIUM / CAPC BORDEAUX
GRATUIT SUR RÉSERVATION

Au cours d’une conférence d’une heure, l’artiste néerlandais Theo Jansen présente et raconte l’univers de ses «Strandbeests», bêtes de plage, qui se promènent régulièrement le long du littoral de La Haye et dont les images ont été diffusées dans le monde entier. Comment sont nées les Strandbeests? Comment ont-elles évolué au fil des ans et que nous réserve encore l’avenir? «Depuis 1990, je suis impliqué dans la création de nouvelles formes de vie. Le matériau primordial n’est pas une protéine, comme dans la nature existante, mais un tube électrique. Mes Strandbeests tirent leur énergie du vent et n’ont donc pas besoin de manger.Au fil du temps, une évolution s’est produite, elle est visible dans les différentes générations»

 


Theo Jansen

FORCE DE LA NATURE

Il faut imaginer Theo Jansen, 74 ans, dans son environnement naturel aux Pays-Bas: une plage immense de sable blanc du côté de La Haye, un ciel d’une intensité telle que les artistes de toutes les époques se sont essayés à le reproduire, et des nuages si différents que la langue néerlandaise donne des noms à chacun. Là, l’artiste héritier de l’art cinétique et des concepteurs d’automates, transforme la plage en laboratoire de recherche où se déploient ses monumentales créatures. Ingénieur de formation, Theo Jansen s’inspire de la sélection Darwinienne: après modélisation numérique, seules les créatures les plus performantes et rapides sont sélectionnées pour être construites et enfin mises en mouvement par le souffle du vent sur les bords de la mer du Nord. Les images de ses performances ont fait le tour du monde et ont été vues par des millions de personnes.

FAB+

UNE GÉNÉALOGIE

Les Strandbeests sont bien plus que des objets d’art. Theo Jansen s’efforce de créer réellement la vie dans le but ultime de laisser vivre ses créations sans aide, en grands troupeaux, sur la plage. Il se rend compte que ce ne sera pas une réalité à court terme, il a clairement exprimé son rêve dans une interview au National Geographic : «Donnez-moi encore quelques millions d’années et mes Strandbeests vivront complètement seuls ». Au cours des dernières décennies, Jansen a continué à développer les bêtes de plage –il distingue désormais douze générations– et a ainsi franchi de nombreuses étapes vers cette indépendance. Chaque nouvelle espèce a reçu un nom latin comme Animaris Vulgaris, Animaris Rhinoceros ou Mater Extensa. Dans la période la plus récente, Volantum (2020/2021), une variante volante a été développée avec Ader, la première Strandbeest de cette génération, en écho au pionnier et inventeur de l’aviation du xıx e siècle Clément Ader.